La traction intégrale est-elle nécessaire en hiver ?
La traction intégrale l'hiver est-elle un must?

La traction intégrale est-elle nécessaire en hiver ?

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Si l’on recule dans le temps, disons d’une quarantaine d’années, il était rare de trouver des véhicules à traction intégrale sur le marché. Cette technologie était réservée aux camionnettes, principalement.

Les plus vieux se souviendront qu’on installait des pneus d’hiver à l’arrière sur les modèles à propulsion, à l’avant sur ceux à traction. Ça glissait partout, oui, mais on arrivait à nos fins.

Puis, les VUS ont commencé à se pointer sur le marché au cours des années 80 et 90, et plus massivement depuis une quinzaine d’années. Avec eux est venue la motricité intégrale. Aujourd’hui, on retrouve même cette dernière sur des voitures qui n’en avait jamais profité ; la compacte Mazda3 et la berline Nissan Altima en sont de bons exemples.

Avec une offre aussi abondante, les acheteurs en sont venus à croire que la seule façon d’aller de l’avant l’hiver, c’est avec un véhicule qui propose quatre roues motrices. Est-ce vraiment le cas ? Voyons ça de plus près.

L’efficacité

Cela ne fait aucun doute. Un véhicule qui est animé des quatre roues offre une meilleure traction lorsque la chausse est glissante. Un gamin en arriverait à la même conclusion.

Cependant, il est important de comprendre que les systèmes à quatre roues motrices ne fonctionnent pas tous de la même façon. Pour vous résumer ça simplement, certains sont de type réactif alors que d’autres sont de type permanent.

Un système réactif installé sur un véhicule fait que ce dernier fonctionne en mode à deux roues motrices la majorité du temps. Lorsque la chaussée est glissante, des capteurs le détectent et c’est à ce moment que les deux autres entrent en action. Les véhicules gâtés de tels dispositifs sont efficaces, mais pas autant que d’autres qui sont pourvus de systèmes permanents. Dans ce cas, le mot le dit, les quatre roues sont toujours à l’œuvre.

Parfois, ça peut faire la différence. Les produits de Subaru en sont de bons exemples. Voilà pourquoi les gens qui habitent les régions montagneuses les préfèrent en plus grand nombre.

Et ça peut même aller plus loin. Certains modèles peuvent voir leur adhérence passer de l’avant à l’arrière, puis de la gauche vers la droite ou vers des roues individuelles.

Survivre avec deux roues motrices

C’est donc clair, un véhicule à quatre roues motrices offre une meilleure adhérence. Cependant, cela ne signifie pas qu’on se trouve handicapé avec un produit qui ne propose que deux roues motrices (avant ou arrière). Aujourd’hui, avec les systèmes qui empêchent les roues de patiner, on risque peu de demeurer pris. Bien entendu, si les conditions sont extrêmes et qu’on s’embourbe aux quatre roues, le calcul est simple à faire ; on va avoir plus de chance de s’en sortir avec un modèle à traction intégrale.

Il est toutefois important de nuancer. Un véhicule à deux roues motrices qui est chaussé de bons pneus d’hiver va se montrer aussi efficace qu’un modèle à quatre roues motrices montés de gommes d’hiver finies ou de pneus d’été.

Aussi, la façon de conduire vient jouer un rôle majeur. Vous avez probablement déjà tous été témoins de sorties de routes de « 4X4 » pilotés par des gens trop téméraires. La conduite d’un véhicule à traction ou à propulsion dans la neige invite fortement à la prudence.

Conclusion

Conséquemment, il est évident qu’on va préférer rouler avec un modèle à quatre roues motrices l’hiver, surtout que ces derniers sont devenus plus accessibles et sont dotés de systèmes de plus en plus efficaces. Mieux, ils ne pénalisent plus autant qu’avant la consommation d’essence.

Cependant, si vous faites l’acquisition d’un véhicule qui ne profite pas de ce type de rouage, sachez que vous vous en tirerez très bien aussi.

Dans tous les cas, il suffit de se munir de bons pneus d’hiver et d’adapter sa conduite, surtout, lorsque les conditions se détériorent.

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Daniel Rufiange

Historien de formation, Daniel Rufiange a enseigné cette matière pendant 16 ans au secondaire avant de se tourner vers le métier de chroniqueur automobile qui lui permet de combiner deux autres de ses passions ; l’écriture et l’automobile.