L’histoire des couleurs de l’automobile : Les années 1930-40 | Blogue LesPAC

L’histoire des couleurs de l’automobile :
Les années 1930-40

En partenariat avec Voitures anciennes du Québec

Avec le krach boursier de 1929 et la Grande dépression qui suivit, l’élan vers une diversification des couleurs, observé à partir du milieu des années 1920, rencontra un mur.

Sans pour autant revenir au noir des premières Ford, les voitures de cette nouvelle décennie furent au début moins flamboyantes, d’apparence plus sobre, oscillant par exemple entre divers gris et verts souvent foncés. Le cas du rouge est, de ce point de vue, éloquent : bien peu (voire pas du tout ?) de « rouge tomate », mais des rouges vin et autres rouges foncés en abondance. De plus, quand des carrosseries s’extirpaient de cette morosité, comme certaines enrobées de ce beige apparu sur les voitures de luxe quelques années auparavant, elles étaient complètement peintes de la même couleur, ailes comprises, et avec la même bonne vieille formule à base d’asphalte, cela rendant par ailleurs les réparations moins coûteuses.

Visiblement, ce passage à vide ne dura pas longtemps. Ainsi, les années 1930 verront apparaître les ajouts chromés venant relever un peu les voitures à couleur unique. De plus, les automobilistes de la haute société pourront bénéficier de peintures métalliques, au début concoctées avec… des écailles de poissons ! Enfin, les coloris plus vivants referont surface, sur les voitures de luxe d’abord, comme la Ford Lincoln Zephyr, qui, à partir de 1935, sera disponible dans diverses couleurs égayantes.

Le déclenchement de la Seconde guerre mondiale en 1939 coupera court à cette poussée. Des restrictions feront en sortes que certains des modèles américains les plus offerts ou vendus, à partir de 1940-1941, seront de type « blackout », présentant peu voire pas du tout de chromes ou quelque embellissement esthétique que ce soit, et des couleurs souvent sobres, suivant les exigences de camouflage de l’époque en temps de guerre.

Pour notre plus grand plaisir de l’œil, la fin de la Seconde guerre relancera l’enrichissement de la palette de couleurs offertes et le développement des formules. Ainsi, on réussira à obtenir des peintures métallisées pouvant rester brillantes plus longtemps ; après tout, en ces temps-là, l’automobiliste ne voulait pas changer de voiture aux quatre ans ! Par contre, la carrosserie de type ponton ayant fait disparaître les ailes, les combinaisons deux couleurs s’éclipseront temporairement. Cela n’empêchera pas les bleus profonds, verts grisâtres, marron et bruns de s’imposer.

Du reste, cette tendance s’observera aussi en Europe.

Ainsi, à son arrivée en 1934, la Traction Avant de Citroën aurait été destinée à n’être disponible qu’en noir avec des roues jaunes, rouges ou ivoires, André Citroën reprenant ainsi l’idée de Henry Ford exprimée par ses première Ford T. Mais rapidement, et notamment au sortir de la Deuxième guerre, cette Traction fut disponibles en diverses couleurs. Malheureusement, dès 1948, en raison d’un manque d’équipements et de problèmes de coûts combinés à la récession d’après-guerre, la Citroën se vit de nouveau ramenée au noir, jusqu’en 1954, alors que la fin de ce modèle approchait, la Traction Avant allant terminer sa carrière en 1957.

Bref, décidément, l’implantation d’une offre de couleurs variées durable aura été, jusqu’alors, un chemin sans cesse parsemé d’embûches ! Heureusement, les années 1950 et l’âge d’or de la voiture américaine élimineront définitivement ces obstacles…

Une Buick Series 90 1931

Une Lincoln Zephyr Coupe 1937.

Une Dodge 1942.

Une Citroën Traction avant 1949

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