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Le marché de l’immobilier poursuit sur sa lancée au Québec!

Après un arrêt forcé au printemps – pandémie oblige – le marché immobilier est reparti sur les chapeaux de roue sans connaître de période de ralentissement depuis. L’année 2021 a débuté en lion avec le volume de transactions immobilières le plus important enregistré ces six dernières années au Québec! La possibilité de faire du télétravail, combiné à des taux d’intérêt bas, a incité bien des ménages à vouloir quitter les centres-villes au profit des banlieues ou des régions à la recherche d’une meilleure qualité de vie.

Acheteur sérieux recherche maison unifamiliale avec terrain!

La pandémie a amené plusieurs personnes à revoir leur mode de vie. Bien que tous les types de propriétés aient la cote en ce moment, sauf peut-être le commercial, les maisons unifamiliales avec terrain se vendent à prix d’or en région. À preuve, les données publiées par l’institut de la statistique du Québec démontrent que les populations ont bondi en 2020 dans les régions des Laurentides, de Lanaudière, en Estrie, en Mauricie, dans Chaudière-Appalaches, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, dans le Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.

« Tous les courtiers vous le diront : c’est du jamais vu en ce moment. Nous sommes assurément dans un marché de vendeurs, mais l’immobilier c’est cyclique. Il y a 4 ou 5 ans, c’était l’inverse. Je vous dirais que l’effervescence qu’on connaît n’a pas commencé cette année ou même l’année dernière. Déjà fin 2018, début 2019, il n’était pas rare de recevoir 2, 3 ou 4 offres pour une même propriété. Actuellement, c’est souvent plus encore! », explique David Pontbriand, courtier immobilier de l’équipe C2 Immobilier chez Proprio Direct.

Les maisons unifamiliales sont très recherchées, de même que les « plex », c’est-à-dire les duplex, triplex, quadruplex, etc. Les condos aussi ont bondi en valeur, même si le nombre d’acheteurs semble légèrement moins élevé pour cette catégorie de bien que pour les immeubles à revenu et les maisons.

« Mais qu’on se le dise, en ce moment, peu importe le type de propriété, tout se vend lorsque le prix est juste et que la propriété est bien présentée. Les scénarios de surenchère surviennent presque automatiquement lorsqu’on a une décoration « coup de cœur » et que la propriété présente certains avantages comme le fait d’offrir un bel espace extérieur, un stationnement ou d’être située près des transports en commun par exemple », précise M. Pontbriand.

Des taux d’intérêt alléchants et un marché en pleine surchauffe

Selon David Pontbriand, courtier immobilier de l’équipe C2 Immobilier chez Proprio Direct, il n’est pas surprenant que le marché immobilier soit en pleine ébullition avec une baisse importante des taux d’intérêt qui augmente le pouvoir d’achat des acheteurs, le télétravail qui semble devenir une option à long terme pour plusieurs et une certaine catégorie d’acheteurs qui ont profité de la crise pour épargner et qui disposent d’une mise de fonds plus importante pour acheter.

« Avant même que la pandémie commence, l’inventaire des propriétés disponibles sur le marché était limité. Il y avait déjà de la surenchère ; des offres multiples. Imaginez lorsque la pandémie a frappé et que les courtiers ont dû cesser toute nouvelle mise en marché de propriétés pendant 3 semaines le printemps dernier. Nul besoin de vous dire que le clivage s’est encore davantage accentué entre l’offre et la demande. Cet automne par exemple, nous avons eu tellement de visiteurs intéressés à un triplex qu’il s’est vendu 169 000$ au-dessus du prix demandé! »

La demande est telle que les courtiers immobiliers n’ont pas connu de répit depuis un bon bout de temps.

« Normalement, le boom immobilier du printemps est suivi par une période d’accalmie à partir de juillet, suivi d’une reprise peu après le retour des vacances de la construction. L’été dernier, le marché n’a pas suivi cette tendance. On a peut-être connu le petit ralentissement habituel durant le mois de décembre, avec la période des fêtes combinée à une hausse du nombre de cas de COVID, mais sinon, les transactions ont continué à être conclues un rythme effréné. »

Un véritable feu roulant pour les notaires tout aussi débordés de travail!

« Il y a beaucoup de transactions, bref beaucoup de travail. On doit s’ajuster à la pression pour répondre à la demande de gens qui veulent finaliser leur transaction immobilière dans des délais très serrés, parfois même quelques jours. Ce qu’ils ne réalisent pas toujours, c’est qu’un mandat d’immobilier requiert régulièrement plus d’une dizaine d’heures de travail, en passant par les recherches, la mise en place et les rencontres clients, pour s’assurer que le titre est clair et que l’acheteur n’aura pas de surprises comme une hypothèque non radiée ou une charge affectant la propriété achetée », affirme Francis Wagner, notaire.

Le marché immobilier fort concurrentiel amène même certains acheteurs à passer outre l’inspection de la propriété pour accélérer les choses, par peur de rater l’occasion de devenir propriétaire.

« La surenchère est bien réelle, mais surenchérir ne veut pas nécessairement dire surpayer : le marché évolue certes rapidement, mais en fin de compte une propriété vaut ce qu’un acheteur est prêt à payer. Il faut savoir bien analyser la situation pour être en mesure de déterminer le juste prix à offrir. Et hormis le prix, certains jouent parfois avec les conditions pour plaire au vendeur comme le fait de ne pas procéder à une inspection (même s’il est toujours recommandé de le faire) ou encore de faire une offre d’achat au comptant ou avec la promesse de finaliser le dossier en seulement quelques jours », indique David Pontbriand.

Être bien préparé pour mettre toutes les chances de son côté

Plus que jamais, il est conseillé de se préparer adéquatement avant de faire l’acquisition d’une propriété en s’entourant de professionnels comme un bon courtier immobilier, un courtier hypothécaire, un notaire compétent et un inspecteur reconnu.

« De nos jours, il faut impérativement faire une demande de préautorisation hypothécaire avant de commencer à chercher. C’est essentiel si vous souhaitez être dans la course. Votre niveau de préparation est une preuve du sérieux de votre démarche et sert à prouver au vendeur que vous vous qualifiez comme acheteur », précise le courtier immobilier David Pontbriand.

Il est aussi important de prévoir un rendez-vous chez un notaire en qui vous avez confiance et qui prendra en charge votre dossier afin de s’assurer que tout est conforme.

« L’achat d’une propriété, c’est souvent le plus gros investissement d’une personne. Il est important de ne pas choisir un notaire en se basant uniquement sur les frais d’honoraires, mais en fonction de sa proactivité et de la qualité du travail qui doit être effectué en amont pour une transaction sécuritaire! », conseille en conclusion le notaire Francis Wagner, spécialisé en droit des affaires, transactionnel et corporatif.

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Marie-Claude Veillette

Journaliste généraliste depuis 20 ans, Marie-Claude a travaillé tour à tour à la radio et à la télévision. Professionnelle ayant le souci du détail, elle est passionnée de communications et de marketing.

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