Conseils d’expert pour faire l’acquisition d’une motoneige en seconde main | Blogue LesPAC

Conseils d’expert pour faire l’acquisition d’une motoneige en seconde main

Depuis le début de la pandémie, l’engouement pour les véhicules récréatifs ne se dément pas. À preuve, les concessionnaires de motoneiges sont en rupture de stock et les délais s’allongent pour les clients qui ont commandé leur motoneige neuve le printemps dernier. Heureusement, les consommateurs peuvent encore se tourner vers le marché de la seconde main pour trouver une motoneige et profiter de l’hiver. Encore faut-il connaître les notions de base. Voici donc des conseils d’experts pour sur LesPAC.com. Entretien avec Bertin Desrosiers, président du Club de motoneige Harfang de l’Estrie.

Moteur à deux temps ou à quatre temps?

Si vous êtes totalement néophyte en matière de motoneige, vous devez d’abord savoir qu’il existe des modèles dotés d’un moteur à deux temps et d’autres munies d’un moteur à quatre temps.

Comme l’indique M. Desrosiers, les différences sont nombreuses : « Les motoneiges à quatre temps sont beaucoup moins polluantes et possèdent un moteur qui offre une meilleure durabilité. Bien qu’elles soient un peu plus lourdes, elles sont plus économiques sur l’essence, et surtout, elles ne dégagent pas d’odeurs d’huile et d’essence, ce qui est très agréable lorsqu’on circule en groupe dans les sentiers. »

Motoneige de sentiers ou hors-piste?

Encore une fois, il existe une autre distinction à faire lorsqu’on magasine une motoneige en seconde main puisqu’il existe des motoneiges conçues pour les randonnées sur sentiers balisés et d’autres pour faire du hors-piste.

« Il s’agit de deux sports complètement différents. Le hors-piste est plus populaire dans l’Ouest canadien tout simplement puisqu’il est plus facile de s’amuser en altitude, que ce soit dans les Rocheuses, à Pemberton ou à Whistler par exemple. Ici au Québec, les Monts-Valin sont considérés comme la Mecque de la motoneige hors-piste. Il y a aussi les Chic-Chocs en Gaspésie et les Monts-Groulx sur la Côte-Nord. »

Quoi considérer lorsqu’on recherche une motoneige en seconde main?

L’année est importante, mais il faut davantage considérer le nombre de kilomètres inscrits au compteur.

« La majorité des gens parcourent en moyenne 3000 kilomètres par hiver ; 10 % des motoneigistes en font environ 5000 et 20 % cumulent plus de 5000 km et plus par hiver. Si vous envisagez d’acheter une motoneige à quatre temps, vous pouvez facilement considérer un engin qui a 20 000 km et plus au compteur. Si vous recherchez une motoneige à deux temps, c’est plus risqué », indique Bertin Desrosiers, président du Club de motoneige Harfang de l’Estrie.

Quelles marque et quel modèle choisir?

« C’est une question difficile », admet M. Desrosiers qui en est à sa 27e motoneige. Chacun des manufacturiers offre des modèles reconnus pour leurs avantages respectifs.

« Par exemple, les motoneiges Yamaha ont une bonne renommée et sont reconnues pour la fiabilité de leurs moteurs à quatre temps. Les motoneiges Polaris sont réputées pour leur performance hors-piste. Arctic Cat fabrique des motoneiges recherchées pour leur puissance, alors que les motoneiges signées Bombardier Produits récréatifs (BRP) allient confort et maniabilité notamment. » 

Si vous achetez une motoneige en seconde main, Bertin Desrosiers suggère de rechercher des mots clés comme Renegade (BRP), ZR Thundercat (Arctic Cat), INDY et KHAOS (Polaris), etc., et rechercher des modèles 2015 et plus en précisant 2 temps ou 4 temps, 1 place ou deux places dans la barre de recherche.

L’entretien et l’entreposage : deux éléments clés!

Outre le modèle, la marque, l’année et le nombre de kilomètres au compteur, vous devez tenir compte de l’entretien effectué sur la motoneige qui vous intéresse et son entreposage.

« Est-ce que la motoneige a été entretenue chez le concessionnaire? Demandez à voir les factures des réparations et des entretiens. Où a-t-elle été entreposée hors saison? À l’intérieur au chaud ou dehors en dessous d’une bâche. Si c’est le cas, vous pouvez vous attendre à ce que certaines composantes aient pris l’humidité et qu’il y ait des traces de rouille. »

L’expert en motoneige conclut avec cette mise en garde : « Il faut être très vigilant et poser beaucoup de questions puisque les réparations peuvent être coûteuses, surtout si ça concerne le moteur! »

Sur ce, bon magasinage sur LesPAC.

Marie-Claude Veillette

Journaliste généraliste depuis 20 ans, Marie-Claude a travaillé tour à tour à la radio et à la télévision. Professionnelle ayant le souci du détail, elle est passionnée de communications et de marketing.