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Acheter un chalet; investissement ou dépense?

Avec la pandémie, bien des Québécois se sont rués vers la location d’un chalet, ou même l’achat d’une résidence secondaire pour fuir la ville et se sentir en sécurité loin de la frénésie environnante. Avec la réalité du télétravail, le rêve de posséder un chalet habite bien des gens par les temps qui courent, surtout avec la possibilité de prolonger les week-ends sans nuire à la productivité. Mais qu’en est-il exactement? Est-ce réaliste d’imaginer que l’achat d’un chalet puisse être considéré comme un investissement ou s’agit-il plutôt d’une dépense?

Une chose est sûre : il ne s’agit pas d’un placement!

L’achat d’un chalet ne doit pas avoir comme but ultime de faire un gros profit à la revente, et ce, pour plusieurs raisons.

D’abord, le marché des résidences secondaires ne s’essouffle pas, et ce, depuis plusieurs années, bien avant que la COVID ne fasse son apparition.

En fonction de l’emplacement, les prix sont à la hausse, surtout pour les chalets situés sur le bord d’un lac, à moins de 90 minutes de grands centres et près des centres de villégiature et centres de ski.

Donc à moins de faire un « deal », de rénover de façon intelligente et de garder le chalet de nombreuses années, l’achat d’une propriété secondaire ne devrait pas avoir comme but premier de faire de l’argent, mais plutôt de réaliser un rêve.

Pour rentabiliser un chalet, il faut y aller souvent, c’est-à-dire toutes les fins de semaine ou plusieurs semaines dans l’année. Il y a la possibilité de le louer pendant un certain temps pour payer les frais annuels, mais il faut savoir que les revenus de location sont imposables.

Si on choisit cette option, il faut aussi considérer le temps requis pour gérer les locations avant, pendant et après. Heureusement, les frais d’entretien, d’électricité et l’impôt foncier sont déductibles pour la période de location, mais contrairement à un immeuble à revenus, vous ne pouvez pas, à titre de propriétaire, déclarer de perte sur la location de votre résidence secondaire.

Il ne faut pas oublier d’ajouter au montant de l’hypothèque ou à la somme investie, les frais récurrents comme les taxes municipales, qui peuvent devenir un véritable fardeau en fonction de la grandeur du chalet et de son emplacement.

Il faut aussi calculer les frais d’électricité et de chauffage, les assurances, les frais d’entretien, les intérêts sur l’hypothèque et les frais de déplacement pour s’y rendre, que ce soit pour en profiter ou pour nettoyer après une location.

Vous vous dites qu’après plusieurs années, votre chalet prendra de la valeur? Oui, c’est probable, mais sachez que le gain en capital que vous réaliserez à la revente est imposable.

Alors est-il préférable d’acheter ou de louer?

La section précédente fournit quelques pistes, mais la réponse à cette question varie en fonction de votre situation financière, du prix payé, de la mise de fonds initiale, du nombre d’années pour rembourser le prêt hypothécaire, du taux d’intérêt hypothécaire, de l’emplacement, des coûts afférents, etc.

L’Autorité des marchés financiers (AMF) propose sur son site web un outil de type calculatrice pour vous aider à évaluer quelle option est la plus avantageuse pour vous en fonction des critères entrés et de vos moyens financiers.

Si vous décidez de vous lancer, allez faire un tour sur LesPAC pour faire de belles découvertes en fonction de vos critères de recherche. Si la location à long terme vous intéresse, consultez cet autre article  sur le blogue de LesPAC

Bonne réflexion!

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Marie-Claude Veillette

Journaliste généraliste depuis 20 ans, Marie-Claude a travaillé tour à tour à la radio et à la télévision. Professionnelle ayant le souci du détail, elle est passionnée de communications et de marketing.

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