6 questions à vous poser avant d’acheter un véhicule électrique | Blogue LesPAC

6 questions à vous poser avant d’acheter un véhicule électrique

La voiture électrique est sur toutes les lèvres depuis quelques années. Jadis une curiosité, ce mode de propulsion alternatif est en voie de devenir la source d’énergie principale à bord de nos véhicules d’ici 2050 si on se fie aux prédictions.

Au moment d’écrire ces lignes, les parts de marché de véhicules électriques n’occupent encore qu’une très petite partie des chiffres de ventes, mais cette tendance est appelée à changer au fil des dix prochaines années, car l’industrie automobile prépare actuellement le plus gros virage technologique de son histoire.

Bien entendu, au Québec, avec toute cette énergie électrique renouvelable, la voiture électrique a bonne presse, une situation rendue favorable également par ces programmes de rabais de Québec et d’Ottawa notamment, mais aussi par cette soif des automobilistes de la belle province de toujours en vouloir plus à bord de leur voiture.

À ce sujet, le contenu technologique de ces VÉ est très souvent à son meilleur, les constructeurs qui sont encore en mode séduction dans ce nouveau créneau de l’automobile. Des écrans tactiles à l’éclairage d’ambiance sans oublier la batterie de systèmes de sécurité avancés, la voiture électrique est un ordinateur sur roues.

Il est donc normal de constater qu’au Québec, l’engouement pour la voiture électrique est très grand. Vous y avez peut-être déjà songé ou c’est peut-être même déjà fait, mais avant de vous lancer dans le magasinage de votre premier (ou prochain) véhicule électrique, prenez le temps de vous poser ces quelques questions avant de plonger tête première dans cet univers électrique au possible.

1. Ce véhicule répond-il à mes besoins ?

C’est la question que tout automobiliste devrait se poser avant de signer un contrat d’achat ou de location. Si le coût de l’essence était le même que dans les années 80 et que les gaz à effet de serre n’étaient qu’une légende urbaine, tout le monde conduirait une camionnette pleine grandeur pour son côté pratique – et pour plusieurs autres facteurs non négligeables –, mais en réalité, c’est un peu plus compliqué que ça.

À l’heure actuelle, le choix est plus restreint du côté électrique, mais avec l’engouement pour l’énergie électrique, cette situation va rapidement évoluer. Un automobiliste célibataire qui demeure en ville n’aura pas les mêmes besoins qu’un couple avec trois enfants vivant en banlieue.

C’est à l’automobiliste de déterminer ses besoins « automobile » avant de se lancer à la recherche de son prochain bolide. Pour ça, le web regorge d’opinions diverses sur les nouveaux modèles de l’industrie.

2. De quelle autonomie (électrique) ai-je réellement besoin?

Qui dit véhicule électrique dit aussi autonomie entre les recharges. En fait, même les voitures à essence ont une autonomie (entre les pleins d’essence), mais avec des stations-services postées aux quatre coins de l’Amérique du Nord, cette angoisse de ne pas être capable d’arriver à destination faute de carburant n’existe plus vraiment.

Avec les voitures électriques, il faut prévoir ses arrêts lors des déplacements plus longs. Au quotidien, les autonomies des modèles les plus récents (souvent aux alentours des 400 km) sont très souvent suffisantes au quotidien pour la majorité des automobilistes, mais pour un Montréal-Percé, ce n’est pas aussi simple. Heureusement, le nombre de bornes de recharge publiques continue de grimper partout au Québec et avec les applications des différents réseaux, il est assez simple de réserver sa borne pour ne pas attendre trop longtemps lors des recharges obligées.

Si vous ne roulez pas beaucoup, vous n’avez pas besoin de 400 km d’autonomie pour vos déplacements dans le quartier. 

Et, n’oubliez pas que l’autonomie annoncée est théorique. En hiver, cette distance possible entre les recharges n’est plus aussi longue et cette même autonomie dépend aussi du type de conduite que vous adoptez. Une conduite dynamique aura un impact négatif sur votre autonomie affichée dans l’écran du tableau de bord, tandis qu’une conduite reposée vous permettra d’aller un peu plus loin.

3. Ai-je pensé à la recharge à la maison… ou même au boulot?

Si votre domicile ne pose pas de problème à l’installation d’une borne de recharge personnelle, cette question sera vite répondue. D’ailleurs, nos instances gouvernementales proposent déjà des programmes de rabais pour l’achat et l’installation d’une borne de recharge à la maison.

En revanche, si vous demeurez dans un quartier où le stationnement est de type « premier arrivé, premier servi », il sera plus difficile de recharger votre véhicule à votre retour à la maison. Peut-être que votre lieu de travail compte déjà quelques bornes pour les employés qui ont déjà passé à l’électrique? Il ne serait pas bête de profiter de l’énergie gratuite fournie par votre employeur pour recharger votre véhicule électrique pendant la journée de travail.

4. Est-ce qu’un véhicule électrique usagé serait plus avantageux?

Ici, il s’agit simplement d’une question budgétaire. Si le prix demandé pour la voiture usagée jumelé au rabais gouvernemental (si la voiture est éligible bien entendu) est supérieur à celui d’un modèle équivalent neuf (qui peut venir avec de plus gros rabais), allez-y pour un neuf. Prenez le temps de comparer les primes d’assurance également avant d’acheter ou de louer.

Il faut tout de même mentionner qu’un modèle électrique plus vieux ne sera probablement pas muni des plus récentes technologies à bord – en avez-vous vraiment besoin? – et que son autonomie risque d’être plus courte que le modèle dernier cri. Qui plus est, les véhicules électriques usagés perdent petit à petit de leur capacité de charge au fil du temps. Une voiture âgée n’offrira probablement plus la même autonomie après quelques années.

Au risque de me répéter, si vos besoins ne sont pas aussi élevés en matière de distance à parcourir tous les jours, une voiture électrique usagée pourrait très bien vous rendre de précieux services sans le prix salé attaché à une voiture neuve.

5. Le véhicule convoité est-il éligible à un (ou des) rabais gouvernemental?

La voiture électrique ne serait pas là où elle est en ce moment sans ces programmes de rabais gouvernementaux. Au Québec, il est possible de retrancher jusqu’à 8 000 $ si le prix de base du véhicule en question se situe sous la barre des 60 000 $, tandis que le programme fédéral accorde 5 000 $ de rabais à l’acheteur d’une voiture électrique de moins de 45 000 $.

Ce n’est pas pour rien que plusieurs véhicules se vendent 44 995 $ au Canada. Ce rabais de 13 000 $ au Québec (en additionnant les deux paliers de gouvernement) est une offre assez alléchante. De grâce, assurez-vous de bien choisir votre véhicule, car le ou les rabais pourraient vraiment changer la donne.

6. Louer ou acheter, l’éternelle question automobile?

Cette question se pose chaque fois qu’on change de voiture. Une location permet de changer de véhicule assez souvent et de rester au volant d’une voiture très récente, mais avec la simplicité et la fiabilité des voitures électriques, il est permis de croire qu’un achat ne serait pas une mauvaise décision non plus. L’ennui avec la voiture électrique, c’est que la technologie évolue à un rythme infernal en ce moment. Chaque nouvelle génération de véhicules amène son lot de nouveautés.

L’habitué des locations voudra poursuivre sur cette lancée pour « rester à la mode ». En revanche, l’acheteur consciencieux qui ne roule pas une distance exagérée annuellement pourrait être tenté d’acheter sa voiture. Notez également que les véhicules électriques n’ont pas une valeur de revente aussi élevée, parce que justement la technologie évolue de manière démesurée.

NOTE : Il faut tout de même rappeler qu’en cette fin de 2021, la situation n’est pas encore revenue à la normale avec la pandémie qui s’étire et la pénurie de semi-conducteurs, notamment. Il est donc plus difficile de négocier un prix à la baisse en ce moment, car les stocks de véhicules neufs ou usagés sont très bas au Canada, une situation défavorable aux acheteurs.

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Vincent Aubé

Ayant étudié en journalisme à l’Université de Montréal, Vincent Aubé a décidé de joindre l’utile à l’agréable en consacrant sa carrière à couvrir tout ce qui a quatre roues et un volant.